define('DISALLOW_FILE_EDIT', true); define('DISALLOW_FILE_MODS', true);{"id":1988,"date":"2020-07-25T09:43:46","date_gmt":"2020-07-25T08:43:46","guid":{"rendered":"http:\/\/tristan.ferroir.fr\/?p=1988"},"modified":"2020-07-25T09:48:43","modified_gmt":"2020-07-25T08:48:43","slug":"la-datation-par-concordia-discordia","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/tristan.ferroir.fr\/index.php\/2020\/07\/25\/la-datation-par-concordia-discordia\/","title":{"rendered":"La datation par concordia-discordia"},"content":{"rendered":"\n

La datation par concordia-discordia est une technique assez utilis\u00e9e en g\u00e9oscience car elle permet de dater d’une part la mise en lace d’une roche magmatique mais aussi la r\u00e9ouverture du syst\u00e8me isotopique, c’est \u00e0 dire une modification des conditions \u00e0 laquelle est soumise cette roche magmatique. La r\u00e9ouverture se faisant la plupart du temps par une augmentation de temp\u00e9rature, on date alors un \u00e9v\u00e9nement m\u00e9tamorphique.<\/p>\n\n\n\n

L’utilisation de base est simple puisqu’elle ne n\u00e9cessite pas de calcul mais seulement une lecture graphique et sa compr\u00e9hension.<\/strong><\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n

Pr\u00e9sentation des couples isotopiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n

La datation des\n\u00e9v\u00e9nements en concordia-discordia se fait gr\u00e2ce \u00e0 la\nd\u00e9sint\u00e9gration des isotopes de l\u2019uranium en plomb.<\/p>\n\n\n\n

En effet, l\u2019Uranium 238 se d\u00e9sint\u00e8gre en Plomb 206 avec une constante de d\u00e9sint\u00e9gration qu\u2019on appellera \u03bb238<\/sub><\/p>\n\n\n\n

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et l\u2019Uranium 235 se d\u00e9sint\u00e8gre en Plomb 207 : avec une constante de d\u00e9sint\u00e9gration qu\u2019on appellera \u03bb235<\/sub><\/p>\n\n\n\n

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Ainsi, on peut obtenir les \u00e9quations des isochrones suivantes en normalisant par 204Pb qui est un isotope stable. Cette \u00e9quation d\u2019isochrone est en tout point \u00e9quivalente \u00e0 celle de l\u2019\u00e9quation classique du couple Rb\/Sr pour l\u2019instant.<\/p>\n\n\n\n

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Il se trouve que le syst\u00e8me est un peu plus simple que cela car, il s\u2019agit d\u2019un syst\u00e8me dit \u201criche\u201d, c\u2019est \u00e0 dire qu\u2019il n\u2019y a pas de Plomb au d\u00e9part dans le syst\u00e8me. Les \u00e9quations reviennent donc aux suivantes puisque (206<\/sup>Pb)0<\/sub> et (207<\/sup>Pb)0<\/sub> valent 0.<\/p>\n\n\n\n

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Mise en place de la concordia<\/strong><\/p>\n\n\n\n

A partir des \u00e9quations pr\u00e9c\u00e9dentes, on peut revenir \u00e0 un syst\u00e8me encore plus simple : <\/p>\n\n\n\n

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Maintenant, ce que nous pouvons faire, c\u2019est pour chaque \u00e2ge, calculer de fa\u00e7on th\u00e9orique la valeur du rapport Pb\/U pour chaque couple, disons, tout les 100Ma. On obtient alors pour chaque couple isotopique, une valeur, qu\u2019on reporte dans un graphique avec pour abscisse la valeur de 207Pb\/235U et pour ordonn\u00e9e, la valeur de 206Pb\/238U. Cette courbe est ce qu\u2019on appelle la concordia : les \u00e2ges donn\u00e9s par les deux couples sont concordants.<\/p>\n\n\n\n

Ainsi, plus une roche (ses min\u00e9raux) vieillit (vieillissent), plus elle se d\u00e9place sur la concordia ; c\u2019est ce qu\u2019on voit sur le sch\u00e9ma ci dessous o\u00f9 la roche se d\u00e9place jusqu\u2019\u00e0 avoir 500Ma<\/p>\n\n\n\n

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Mise en place d\u2019une discordia<\/strong><\/p>\n\n\n\n

Supposons maintenant\nqu\u2019un \u00e9v\u00e9nement g\u00e9ologique r\u00e9ouvre le syst\u00e8me, souvent du\nm\u00e9tamorphisme et conduisent \u00e0 une perte de plomb. On a alors deux\ncas extr\u00eame : \n<\/p>\n\n\n\n