Zones d’insertion privilégiées du VIH au sein du genome

Le HIV est un rétrovirus qui, après rétrotranscription de son ADN est intégré au genome grâce au complexe de péintégration (PIC). L’une des questions que se posent les chercheurs est de savoir si l’intégration du virus est aléatoire au sein du genome ou bien si certaines parties sont préférentiellement ciblées.

marini
Dans un article publié cette semaine dans Nature, Marini et ses collègues fournissent une première réponse à cette question. Tout d’abord, il semble évident que les zones d’intégration ciblées sont des zones actives de transcription donc forcément de type euchromatine. Marini montre en effet que ce type de zone est privlégiée et que les zones de types hétérochromatine associées aux lamines nucléaires sont fortement défavorisées. De plus, elle montre que les zones de transcription active situées vers le centre du noyau sont aussi défavorisée. Par ses diverses expériences, elle arrive à montrer que le HIV est reconnue par l’une des protéines des pores nucléaires (Nup153) et que cette protéine permet l’entrée de l’ADN viral dans le noyau. Ensuite, une autre protéine du noyau (LEDGF/p75), qui est un cofacteur de transcription intéragit avec l’intégrase (IN) du HIV et facilite son intégration au niveau d’une zone de transcription active. Ces zones de transcription active sont située à proximité des pores nucléaires : l’architecture de l’intérieur du noyau est donc fondamentale (vous en discuterez avec ceux qui ont fait le sujet ENS…)
Ainsi, le HIV est intégré au niveau d’une zone de transcription active. Sachant que l’intéraction entre la protéine LEDGF/p75 et l’intégrase virale est très importante pour l’intégration du genome viral, les molécules empêchant cette intégration peuvent être des médicaments de choix pour traiter le SIDA.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *