Digestion, oses et infection

La réponse à une infection inclus la résistance au pathogène ou bien sa tolérance. Une infection est souvent associé à un anorexie temporaire, le malade se nourrit beaucoup moins. Ce mécanisme permet de relocaliser l’énergie provenant des aliments vers une résistance à l’infection mais permet aussi de priver le pathogène de nourriture. Cependant, cela aussi induit un stress sur la communauté microbienne constituant la flore intestinale puisqu’elle récupère, elle aussi, moins de nutriments. Ceci pose un problème à l’organisme puisque sa capacité de digestion s’en voit amoindrie d’une part et cela diminue la taille de la population de la flore intestinale qui protège elle aussi des pathogènes.
Dans un article paru cette semaine dans Nature, Pickard et ses collaborateurs mettent en évidence un mécanisme qui résout ce paradoxe. Lors de l’infection, des substances immunitaires, les inerleukines, sont produites en réaction aux pathogènes. L’équipe de Pickard montre ces interleukines entraînent aussi au niveau de l’épithélium intestinal la fucosylation, c’est à dire l’ajout de groupement fucose, un ose (correspondant à un galactose désoxydé au niveau du carbone 6) à certaines protéines par l’activation d’une fucosyl-transfèrase. Ces protéines sont ensuite exportés dans l’intestin ou le fucose est relâché par les protéines. Ceci a pour conséquence de diminuer l’expression des gènes de virulence des bactéries pathogènes ayant infecté le tube digestif mais permet aussi à la flore intestinale de récupérer des nutriments en utilisant le fucose ainsi produit et exporté par l’hôte. Ainsi, l’hôte se remet plus vite de l’infection et regagne plus rapidement son poids de départ.

Pickard

Sujets des TPS de l’agrégation externe SVT/SV-STU pour la session 2014

J’en ai récupéré une partie…

Option A : Etude du protoplasme d’épinard, puis étude avec le DCPIP de la photosynthèse et enfin un exercice sur des mutants de la chaines photosynthétiques.

Option B : ESCARGOT : dissections (appareil digestif, système nerveux, appareil reproducteur), des documents sur la reproduction, prélever la radula et le dard, faire des tests pour déterminer leurs compositions. FUCUS : étude de l’appareil reproducteur, de l’étagement d’autres algues sur l’estran… FRUITS/GRAINES (mais, fusain…). Déterminations : associer des adultes (fourmi lions, roussette, mante religieuse etc…à la forme larvaire/oeuf/juvénile et décrire le mode de vie, de reproduction etc).

Option C

Contre-Option A :

Contre-Option B : La domestication du blé (étude comparative quantitative et qualitative de blés), étude du vol des criquets avec dissections et enfin reconnaissances de races de vaches et de végétaux/animaux

Contre-Option C : carte d’hydrogéologie, coupe, glacier à légender, comprendre l’origine des variations de concentrations en sulfate des eaux de sources en fonction des saisons titrage sur l’eau de Volvic pour calculer la concentration des ions en HCO3-

Résultats d’admissibilité de l’agrégation externe SVT/SV-STU session 2014

Les résultats sont disponibles à cette page là

N’hésitez pas à visiter :

  • la page Agrégation pour vous entraîner aux leçons
  • la page BCPST pour faire quelques exercices de géologie pour préparer les TPs.
  • la page des rapports du jury qui permettent toujours de savoir ce qu’on attend de vous et voir les anciens sujets de TPs

Blocage de la polyspermie chez les Mammifères

Le blocage de la polyspermie chez les Mammifères fait débat depuis longtemps. Si la réaction corticale est clairement un des moyens, le fait qu’elle se produise « tardivement » après l’entrée du spermatozoïde compte pour blocage mais pas comme blocage précoce. Certains mettent en avant une dépolarisation de la membrane de l’ovocyte mais cette conclusion est loin d’être partagé par l’ensemble de la communauté. Le modèle Souris semble notamment ne pas montrer une telle dépolarisation.

Un article publié par BIanchi et al dans Nature permet de proposer un mécanisme alternatif particulièrement fin :

L’intéraction entre la protéine Izumo située sur la membrane du spermatozoïde après la réaction acrosomique ne se fait pas avec CD9 comme penser précédemment. On pensait que cette intéraction permettait la fusion entre les membranes du spermatozoïde et la membrane de l’ovocyte (oolemme). En fait, Izumo n’intéragit pas avec CD9 mais avec une autre protéine que les chercheurs ont nommé Juno (la déesse romaine du mariage). Cette intéraction est absolument nécessaire : un ovocyte sans protéine Juno est infécondable. C’est la partie a du schéma

Izumo-Juno

Là où c’est encore plus fort c’est qu’après la fécondation de l’ovocyte  par un spermatozoïde, la protéine Juno est expulsée de la membrane dans des vésicules (schéma b).  En conséquence, l’absence de la protéine Juno sur la membrane rend donc l’ovocyte infécondable. Voilà le blocage rapide de la polyspermie chez les Mammifères tant recherché sans qu’il y ait intervention d’une dépolarisation de l’ovocyte!