Blocage de la polyspermie chez les Mammifères

Le blocage de la polyspermie chez les Mammifères fait débat depuis longtemps. Si la réaction corticale est clairement un des moyens, le fait qu’elle se produise « tardivement » après l’entrée du spermatozoïde compte pour blocage mais pas comme blocage précoce. Certains mettent en avant une dépolarisation de la membrane de l’ovocyte mais cette conclusion est loin d’être partagé par l’ensemble de la communauté. Le modèle Souris semble notamment ne pas montrer une telle dépolarisation.

Un article publié par BIanchi et al dans Nature permet de proposer un mécanisme alternatif particulièrement fin :

L’intéraction entre la protéine Izumo située sur la membrane du spermatozoïde après la réaction acrosomique ne se fait pas avec CD9 comme penser précédemment. On pensait que cette intéraction permettait la fusion entre les membranes du spermatozoïde et la membrane de l’ovocyte (oolemme). En fait, Izumo n’intéragit pas avec CD9 mais avec une autre protéine que les chercheurs ont nommé Juno (la déesse romaine du mariage). Cette intéraction est absolument nécessaire : un ovocyte sans protéine Juno est infécondable. C’est la partie a du schéma

Izumo-Juno

Là où c’est encore plus fort c’est qu’après la fécondation de l’ovocyte  par un spermatozoïde, la protéine Juno est expulsée de la membrane dans des vésicules (schéma b).  En conséquence, l’absence de la protéine Juno sur la membrane rend donc l’ovocyte infécondable. Voilà le blocage rapide de la polyspermie chez les Mammifères tant recherché sans qu’il y ait intervention d’une dépolarisation de l’ovocyte!

Les organismes paranaturels avec un ADN à 6 bases azotées

ParanaturelsL’équipe dirigée par Floyd Romesberg (Scripps Research Institute, La Jolla, Californie) est parvenue à intégrer dans le génome d’une bactérie, Escherichia coli, une nouvelle paire de bases nucléiques, d5SICS et dNaM, dont la présence a été tolérée par la machinerie de réplication du micro-organisme : cette paire de bases non naturelles se retrouvait dans 99,4 % des descendants de la bactérie. Ces bases inédites ne figuraient pas dans les chromosomes de la cellule, mais dans un plasmide.
Les travaux ont d’abord consisté à modifier la bactérie E. coli afin qu’elle incorpore dans son enveloppe externe des protéines de transfert qui permettaient le passage depuis le milieu de culture des nouveaux nucléotides triphosphates particuliers, précurseurs des deux bases d5SICS et dNaM. Il a fallu greffer à la bactérie des porines provenant d’une algue permettant cette entrée. Cette première opération avait pour but de permettre ‘incorporation dans la bactérie des nucléotides triphosphates nouveaux, nécessaires à la réplication du plasmide où la nouvelle paire de base avait préalablement été intégrée.
La réplication des plasmides est réalisée par les polymérases qui ont aussi une activité correctrice de type exonucléasiques. Cette activité de contrôle aurait donc pu être un problème. In vitro, il avait été démontré qu’une polymérase particulière pouvait répliquer efficacement la paire d5SICS-dNaM. Les chercheurs ont donc  placé  la nouvelle paire de base dans une région du plasmide dont ils présupposaient qu’elle était sous le contrôle de cette polymérase.

Les chercheurs ont pu obtenir jusqu’à dix générations de bactéries possédant encore ces bases exotiques dans leur ADN.

Ainsi, avec un code génétique à 6 bases azotées, on peut envisager non plus l’utilisation des seuls 20 acides aminés traditionnels de la biologie mais aussi des acides aminés des chimistes dont le nombre dépassent 300.

La comète Ison

La comète Ison découverte en 2012 par deux astronomes amateurs est passée toute proche du Soleil mais les images de la NASA laisse penser qu’elle pourrait avoir survécu à son passage alors qu’encore hier, on ne le pensait pas. En fait, seul une partie du noyau de la comète serait encore intact. Espérons qu’il sera possible de prendre des clichés par la suite qui permettrait de connaître un peu mieux la chimie des noyaux cométaires.

Cette vidéo prise par SoHo permet de voir la trajectoire de la comète.

Un bon moment pour revoir un peu ce que sont les comètes grâce au dossier que j’avais publié ici.

Une classification simplifiée du vivant pour l’enseignement supérieur

Je me suis mis dans l’idée d’adapter la classification du vivant pour coller au programme de BCPST. Elle reprend l’ensemble des organismes du nouveau programme qui pourront être abordés au cours de la 1ère et de la 2ème année.

Elle n’est certainement pas exempte de reproche (parfois, il y a un mélange classification traditionnelle, classification phylogénétique) mais je pense qu’elle doit faire l’affaire pour ce qui est demandé en BCPST.

Classification traditionnelle et phylogénétique du vivant pour les BCPST, sup bio, agro-veto

Si vous avez des commentaires sur la façon de l’améliorer, n’hésitez pas!